L’assurance bris des équipements: un atout méconnu des entrepreneurs

Un électricien effectue le câblage électrique.

Un nouvel employé effectue un mauvais branchement du câblage électrique et provoque un court-circuit… Un ouvrier pressé échappe un tournevis dans une presse à imprimer six couleurs flambant neuve… Voilà des accidents coûteux qui, en plus de provoquer des problèmes de production, ajouteront immanquablement d’importants soucis financiers à la journée de l’entrepreneur qui les subit. À moins qu’il ait une assurance bris des machines, aussi connue sous le nom d’assurance «bris des équipements».

 «L’assurance bris des équipements existe depuis des décennies — depuis 1866 exactement, rappelle Jean Dubois, rédacteur principal, bris des équipements, à la société d’assurances RSA. Initialement, elle visait l’appareillage des chaufferies — on l’appelait alors ‘assurance boilers’ ou ‘de chaudière’. Puis, diverses pièces de machinerie ont été intégrées à la couverture, pour englober maintenant l’essentiel de l’équipement d’une entreprise. Comme la formule et la protection ont évolué avec le temps, on a modernisé la dénomination, pour parler d’assurance ‘bris des machines’ ou ‘des équipements’, désormais. »
 
 Cette assurance protège l’entreprise advenant un bris soudain et accidentel d’équipement lui causant un dommage matériel qui nécessite sa réparation ou son remplacement. À cela s’ajoutent les dommages indirects comme des pertes d’exploitation et l’avarie de biens périssables. Cette assurance inclut en outre l’erreur humaine, responsable du tiers des sinistres déclarés aux assureurs.

Un marché à explorer

En 2018, les ventes d’assurance bris des équipements représentaient 509 M$ au Canada, selon les chiffres diffusés dans le Canadian Underwriter Statistical Issue. Au Québec, on parle de 75 M$. Le marché est bien servi par les principaux acteurs du marché présents dans les régions de Montréal et Québec qui, dans bien des cas, y affectent des souscripteurs spécialisés. Ceux-ci répondent non seulement à une demande des entreprises, mais aussi à un besoin exprimé par les courtiers et les agents généraux. En effet, ceux-ci veulent pouvoir adjoindre la composante «bris des équipements» à leur proposition globale afin de protéger adéquatement leurs clients. Mais il y plus : ils souhaitent également utiliser le produit pour protéger leur propre pratique. «Un courtier qui omettrait de mentionner cette protection à son client peut faire l’objet d’une poursuite en erreurs et omissions si ledit client subit un sinistre non couvert!» avertit Jean Dubois. L’addition de cette protection dans la proposition de base fait donc partie des bonnes pratiques à retenir.

Par ailleurs l’assurance bris des équipements est plus rentable que d’autres branches d’activité, même par les temps qui courent. Sa sinistralité moyenne de l’ordre 40 % en 2018 (au Canada) en fait un segment concurrentiel sur le plan des primes d’assurance. Il faut cependant garder à l’esprit que, dans bon nombre de secteurs et particulièrement dans ceux de la production manufacturière et de la production énergétique, on assiste à un vieillissement de l’équipement en place et au passage à la retraite d’un grand nombre de travailleurs spécialisés. On ne peut que s’attendre à ce que le manque de transfert de connaissances et divers enjeux similaires entraînent une augmentation des sinistres.

Un outil au service de l’industrie

Heureusement, le secteur est bien outillé pour faire un travail sans faille. À RSA, les rédacteurs commerciaux travaillent de concert avec des équipes techniques réunissant ingénieurs, inspecteurs, experts en sinistres et divers autres spécialistes qui les aident à établir des conditions de souscription viables. Le montant des franchises, la période d’attente et la tarification sont déterminés en fonction de leurs conseils, qui tiennent compte du risque associé à chaque établissement. Ceux-ci comprennent en outre des calendriers d’entretien préventif, qui peuvent guider l’assuré en vue de le protéger contre les sinistres.

L’Association canadienne des assureurs en bris de machines, mieux connue sous l’acronyme CBMUA, regroupe les grands noms du domaine. Les membres de cette association dont le siège social se trouve à Toronto se rencontrent ponctuellement pour échanger sur l’évolution du marché, de la technologie et de la réglementation (p. ex: l’obligation de réduire de 10 % les importations de HFC en janvier 2019) et l’incidence que ces tendances peuvent avoir sur les produits offerts. Leur réflexion permet aux assureurs d’adapter leur offre et leur protection.

Pour qui?

À vrai dire, toute entreprise commerciale, industrielle ou institutionnelle présente un risqué de défaillance de sa machinerie.

«Nous assurons aussi des PME — pas seulement la TGE ! précise Jean Dubois. Chose certaine, les PME ont grand intérêt à prendre le temps de bien évaluer la valeur offerte par l’assurance bris des équipements, en complement des autres protections d’une ‘combinée’ commerciale.»

De nombreux entrepreneurs pensent à tort que la garantie d’origine de leur équipement les protège complètement. D’autres décident de s’auto-assurer, c’est-à-dire d’assumer le risqué financier en cas de sinistre. «Cela peut s’avérer un pari risqué, estime Jean Dubois. Rappelons que les appareils sous pression comme les chaudières ou les réservoirs d’ammoniac sont réglementés par la Régie du bâtiment, au Québec. L’entreprise qui renonce à l’assurance bris des machines ne profite pas du service d’inspection, d’entretien préventif et de certification qui va de pair avec notre assurance. C’est une valeur ajoutée très avantageuse don’t il importe de tenir compte.» Bref, l’achat d’une police d’assurance bris des équipements procure non seulement des avantages en matière de protection, mais également en prevention des pertes et en maintien des certifications.

Un simple appel à RSA

RSA est l’un des plus importants assureurs en bris d’équipement au Canada. «Nos bureau à Montréal et Québec nous permettent de répondre de façon très efficace aux besoins de notre clientèle, fait remarquer Jean Dubois. Nous disposons en plus d’un atout de taille: le portail RSA Pro, un outil en ligne qui accélère grandement le traitement des demandes de souscription soumises par nos courtiers au service des PME. L’émission de la police, la facturation, le traitement des demandes d’indemnisation et tout le reste du travail administrative se font aisément et rapidement. Dans le cas de dossiers liés à des risques plus élevés, nos courtiers en assurances générales ont eux aussi accès à des outils très efficaces, et ils peuvent compter sur des collègues spécialisés en assurance de bris des équipements qui travaillent en étroite collaboration avec des techniciens et experts en prévention.»


Cet article a été publié initialement dans Journal de l'Assurance